Les Tapes des Mains (Palmas)

L’introduction des applaudissements en capoeira doit être replacée dans le contexte rythmique et folklorique des manifestations afro-brésiliennes. Le rythme bien connu de la palma de terreiro (palmier du terreiro) pourrait avoir été hérité par la capoeira dans les terreiros du candomblé, voire dans les cercles de vagabonds de rue, où la samba de roda était également pratiquée, ou encore lors de manifestations organisées dans les quartiers d’esclaves et les quilombos. Les applaudissements ne sont pas seulement utilisés en capoeira, mais aussi dans d’autres manifestations culturelles, telles que la samba de roda, le candomblé et le coco (palmier de cocotier), ce dernier acquérant la connotation de palma praieira (palmier de praieira).

Ainsi, le terreiro ou claquement de prairie est le rythme utilisé dans la grande majorité des rodas de capoeira, à l’exception de la régionale, où Mestre Bimba a introduit le rythme « clap 1, 2, 3… », comme le dit la chanson elle-même : « Regardez le claquement de Bimba, c’est 1, 2, 3… », afin de différencier son combat régional bahianais.

Applaudissements en Angola
En capoeira angolaise, les applaudissements sont rares, car la grande majorité des mestres considèrent qu’il est plus important pour le capoeiriste de se concentrer et de mieux entendre les paroles, ainsi que les variations mélodiques des instruments, créant ainsi une atmosphère de concentration totale.

Applaudissements en régionale
En capoeira régionale, le claquement est une marque forte, définissant un jeu viril et objectif, permettant au capoeiriste de participer activement, tant en jouant qu’en observant le jeu des autres capoeiristes. Le célèbre claquement de Bimba, qui marque « 1, 2, 3 », est utilisé en régionale.

Le claquement de mains dans la capoeira moderne
Aujourd’hui, de nombreux groupes développent l’utilisation du claquement de mains de différentes manières. Ils utilisent notamment la formation instrumentale de la Capoeira Angola, le claquement de la praieira et le claquement de la Bimba.

Lorsqu’un rythme plus proche de l’Angola est développé, un claquement « 1, 2 » est introduit pour créer un environnement plus participatif entre les membres de la roda. Il est donc clair qu’il n’existe pas de consensus entre les différents groupes de capoeira.

Considérations finales
Tout au long de l’histoire de la capoeira, de nombreux fondamentaux et traditions ont été discutés et étudiés afin d’approfondir les connaissances des capoeiristes et de préserver la pratique de la capoeira aussi fidèlement que possible.
Le claquement de mains reste un sujet d’étude dans la musicalité de la capoeira, et son utilisation dans les rodas est cruciale.

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